Initiative citoyenne · Québec / ColombieDossier mis à jour le 21 septembre 2026

Le dossier de Carmen & Éric

Deux refus.
Une famille
qui attend.

Une visite de quelques semaines au Québec. Deux refus de visa. Voici les lettres, les motifs invoqués et les explications de notre famille.

Documents caviardés · Témoignage familial · Sources accessibles

DOSSIER / 01—02Aperçu caviardé de la première lettre de refus15 MAI 2026PIÈCE 01Aperçu caviardé de la deuxième lettre de refus26 MAI 2026PIÈCE 02VISITE REFUSÉE
2décisions de refus publiéesLettres des 15 et 26 mai 2026
3 semainespour une visite en familleSéjour évoqué par Éric pour le dossier de mai
16 000 $de fonds déclarés par la familleDollars canadiens, plus le soutien d’Éric

Une troisième demande est en cours.

Situation rapportée par la famille au 21 septembre 2026. Aucune décision annoncée à cette date.
Ce qui a été ajouté →

01 / Les décisions

Les motifs, noir sur blanc.

Les notes des agents sont accessibles. Vous pouvez lire les originaux et leur traduction explicative en français.

Pièce 01Visa refusé

Les attaches et
la crainte d’un non-retour.

  • Liens familiaux jugés insuffisants hors du Canada.
  • Motif du voyage jugé incompatible avec un séjour temporaire.
  • Demande de résidence permanente en cours et examen de la double intention.
Pièce 02Visa refusé

Les fonds, l’emploi
et la durée du séjour.

  • Moyens financiers jugés insuffisants pour le voyage.
  • Durée et motif du séjour remis en question.
  • Liens familiaux au Canada et possibilités d’emploi limitées dans le pays de résidence.

Les identifiants personnels et les codes-barres ont été retirés des copies publiques. Les dates et les motifs des décisions ont été conservés. Voir notre méthode.

02 / Le parcours

Répondre. Redéposer.
Attendre encore.

Deux décisions en mai, puis une nouvelle demande documentée. Voici où en est le dossier.

Premier refus

La première demande prévoyait une visite avec sa fille, selon Carmen et Éric. L’agent met notamment en doute les attaches hors du Canada.

Consulter la décision →

Deuxième refus

La seconde décision évoque aussi les finances, l’emploi et la durée du séjour. La famille conteste cette appréciation.

Consulter la décision →
Au 21 septembre 2026

Troisième demande en cours

La famille indique avoir répondu aux préoccupations précédentes, avec des éléments sur le statut en Colombie, le travail, les finances et le retour auprès de sa fille.

Voir les précisions apportées →
Éric et Mélissa, visuel de la campagne Séparés depuis 2021
Éric & MélissaQuébec
Carmen et Mia, visuel de la campagne Séparés depuis 2021
Carmen & MiaSanta Marta, Colombie

03 / Derrière les documents

Quelques semaines
ensemble.
Est-ce trop demander?

Nous poursuivons un projet de vie commune par le parrainage. Pendant cette attente, nous souhaitons pouvoir nous rendre visite et partager un peu de quotidien.

« Nous demandons simplement de pouvoir nous rendre visite et partager quelques semaines de vie familiale. »

Éric Ménard · témoignage de la famille

Pour la nouvelle visite, Carmen prévoit de venir seule. Sa fille resterait en Colombie auprès de la mère et de la sœur de Carmen : une raison concrète, pour elle, d’y retourner.

Lire notre histoire sur Séparés depuis 2021 ↗

04 / Mettre les éléments en regard

Ce qui nous est reproché.
Ce que nous expliquons.

Les décisions et le témoignage familial sont présentés séparément, pour comprendre ce qui est établi et ce qui est contesté.

Faites défiler le tableau horizontalement pour lire les trois colonnes.

Motifs des refus et réponses rapportées par Carmen et Éric
Le point soulevéDans les décisionsLes explications de la famille
Les attachesLe 15 mai, les liens familiaux hors du Canada sont jugés insuffisants. Le 26 mai, l’agent relève des liens familiaux importants au Canada.Sources : les deux lettres publiées.Carmen prévoit une visite seule. Sa fille resterait en Colombie avec la mère et la sœur de Carmen.Projet décrit par la famille pour sa nouvelle demande.
Les financesLe 26 mai, les avoirs et la situation financière sont jugés insuffisants pour le voyage envisagé.La note ne chiffre pas le montant disponible.Éric affirme que Carmen disposait d’environ 16 000 $ CA pour trois semaines, en plus de son soutien.Montant déclaré par Éric. Les relevés bancaires ne sont pas publiés.
Le travailLe 26 mai, l’agent estime les possibilités d’emploi limitées dans le pays de résidence.Dans la troisième demande, la famille dit avoir documenté le statut de Carmen en Colombie, son droit d’y travailler jusqu’en 2031 et son activité d’adjointe administrative.Pièces décrites par la famille; non diffusées sur ce site.
La visite et le retourLes deux agents ne sont pas convaincus du caractère temporaire du séjour ou du départ à son terme.La famille explique vouloir une visite temporaire pendant l’attente du parrainage. Elle estime avoir répondu aux préoccupations sur le retour.La troisième demande reste en cours au 21 septembre 2026.

La présence de liens au Canada et l’absence de liens jugés suffisants à l’extérieur ne sont pas, en elles-mêmes, deux constats contradictoires. Le désaccord de la famille porte sur l’appréciation de sa situation et des éléments fournis.

05 / Le témoignage d’Éric

Un sentiment d’inégalité.
Une question de cohérence.

Un vécu personnel d’employeur et de propriétaire, qui nourrit des questions sur le traitement des dossiers.

Notre question
« Pourquoi nos preuves ne suffisent-elles pas, alors que nous voyons d’autres familles obtenir un visa? »

La question portée par Éric et Carmen

Comme employeur

Éric indique employer environ dix personnes immigrantes, dont sept demandeurs d’asile. Selon son témoignage, trois de ces employés ont pu faire venir leur conjointe et leurs enfants. Il a lui-même fourni des lettres d’employeur pour appuyer leurs démarches.

Il souligne le contraste entre ce soutien qu’il apporte et les difficultés qu’il rencontre pour recevoir sa propre conjointe.

Comme propriétaire

Éric rapporte également que plusieurs de ses locataires demandeurs d’asile ont pu recevoir leur mère ou leur père en visite.

Ces expériences lui donnent le sentiment d’avoir moins de possibilités de retrouver sa famille, alors qu’il est citoyen canadien résidant au Québec.

Ces observations sont le témoignage d’Éric, pas des statistiques sur les décisions d’IRCC. Les dossiers individuels de ses employés et locataires ne sont pas publiés ici. Ces exemples ne suffisent pas à établir une discrimination ou une différence de droits; ils expliquent le sentiment d’inégalité et la demande d’explications de la famille.

Un repère utile

Résidence permanente
et visite temporaire.

La loi prévoit la « double intention » : vouloir s’établir au Canada n’empêche pas, à lui seul, un séjour temporaire. Il faut toutefois démontrer que l’on quittera le pays à la fin du séjour autorisé.

Dans la décision du 15 mai, l’agent indique avoir examiné cette double intention et ne pas être convaincu du départ de Carmen si sa résidence permanente était refusée.

Lire l’article 22(2) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés ↗

Presse & questions

Parlons des faits.
Et des familles derrière.

Éric est disponible pour expliquer ce parcours et fournir, de façon privée, les documents complémentaires du dossier.

Contacter Éric